Archive | février 2014

UN PHENOMENE QUI PERDURE.

5 février 2014

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Le botellón est un phénomène typique venu d’Espagne qui cause de forts problèmes. D’une part du côté de la gestion de l’espace publique , d’autre part sur les risques pour la santé pour les espagnols. Des solutions ont été mises en place par l’Etat et par les administrations publiques comme la législation et des campagnes de préventions. Mais, malheureusement elles n’ont pas beaucoup fait changer les choses. Ce phénomène est toujours présent et difficile à supprimer .

L’Espagne est un pays plutôt libre au niveau éducatif, ce qui fait qu’il y a très peu de normes et règles au sein d’une famille. Le système éducatif est donc l’un des précurseur de ce phénomène et donc en est la cause principale.

 Ce rituel emprunte un grand nombre d’éléments au rituel d’adulte. Le fait de consommer de l’alcool en société en est l’exemple le plus évident.Les botellónes sont d’ailleurs considérés comme une étape de transition vers l’âge adulte. C’est en ce sens que l’on peut comprendre l’échec des alternatives conçues pour détourner les jeunes des botellónes, dans la mesure où il s’agit d’activités liées également au monde des adultes, et au culte espagnol. Ce phénomène s’intègre totalement dans la mouvance liberté qui constitue une sorte de réaction à l’égard de la société de consommation et qui adopte certains de ces codes (consommation ) en rejetant d’autres( l’industrie qui y encourage ).

PROBLEME PRECURSEUR : L’EDUCATION.

4 février 2014

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Beaucoup de parents espagnols sont conscients qu’ils ne consacrent pas assez de temps dans la vie quotidienne à leurs enfants. En effet, les horaires sont décalées par rapport à la France, la nuit un seul parent est à la maison.De plus ils n’imposent pas forcément d’horaires. Ils essayent de remplacer par d’autres types d’attentions comme l’argent, être plus flexible au niveau des règles.

D’autres parents quand à eux rejettent la responsabilité de l’éducation aux institutions tel la police, les écoles qui doivent résoudre le problème . Il existe également une importante crise dans les modèles éducatifs, beaucoup de parents ne savent pas comment éduquer leurs enfants. Le caractère autoritaire des parents est inutile pour eux.

Cependant, l’Etat espagnol a un style éducatif démocratique bien à lui. Tout se décide entre les parents et les enfants. L’opinion des enfants à la même importance que celle des parents. La pression sociale et les modes de vie influencent les parents. Ils craignent les règles qu’ils devraient imposer à leurs enfants ou bien qu’ils soient considérés comme des parents trop strictes.  Ceci affecte donc la société espagnole. Les parents se sentent désorientés et ne savent pas comment agir par rapport à ces problèmes.

Egalement, il arrive très fréquemment que les parents soit eux mêmes buveurs, ils ne peuvent donc pas dire à leurs enfants de moins boire puisqu’il ne donne pas eux mêmes l’exemple. De plus, les parents ont une attitude tolérante par rapport à la consommation d’alcool. Beaucoup de parents pensent que boire n’est pas un problème majeur . Certains pensent quand à eux, que les problèmes qui ont été fait, ont été provoqué par d’autres personnes que leurs enfants. Ils veulent également voir leurs enfants plus libres et ne voient pas en quoi il y a de mal à se divertir. Grâce à l’argent donné par leurs parents, ils s’achètent des boissons. Un adolescent reçoit en moyenne 10€ quand il a 14 ans, et le double à 18 ans. Les parents participent au culte du botellón malgré tout.

PROBLEMES DE SANTE PUBLIQUE.

4 février 2014

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botellon

Certaines personnes atteignent un état d’ivresse.

La consommation d’alcool excessive entraîne un très grand nombre de conséquences. L’ivresse arrive très rapidement. Le Ministère de la Santé espagnol a révélé que le nombre d’espagnols étant ivres à doublés pour les garçons entre 2002 et 2004, pour les filles, il est passé de 10% à 24%.  Cette consommation en grandes quantités entraîne des comas éthyliques, ce qui est donc très dangereux . Cela peut entraîner dans les cas les plus graves, la mort de la personne. On contacte donc des hôpitaux alors qu’ils ont des problèmes beaucoup plus graves à régler.

Egalement, le botellón entraîne très régulièrement des risques d’accidents de la route. De plus, les accidents de la route, depuis quelques années sont la première cause de mortalité parmi les jeunes de 14 à 30 ans en Espagne. Beaucoup de jeunes concilient botellónes et conduite.

De l’alcool aux joints, cela amène à des drogues plus fortes telle que la cocaïne. Par la suite, il est donc très difficile de s’en priver. C’est un véritable moyen pour les dealers de faire leur commerce, puisque cela se déroule le soir, sans la présence des parents. De plus après la consommation d’alcool les jeunes sont plus vulnérables et se laissent plus tenter par la drogue. Ils veulent soit l’essayer, soit vouloir faire comme les membres de leur groupe. Ils sont très influencés. Très vite, les gens deviennent donc addictes aux drogues mais aussi au botellón. La santé de la personne est donc en jeu.

PROBLEMES SOCIAUX.

4 février 2014

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L’occupation de l’espace public était déjà un problème avant le botellón, puisque c’était une pratique habituelle avant les années 80. Les espagnols consommaient dans la rue ou sur les terrasses à l’air libre, des boissons achetées dans les bars.

Mais le botellón a aggravé ceci à cause de sa spécificité. Il se produit dans les espaces non réglementés par les pouvoirs publics et donc il ne peut pas y avoir des sanctions. Donc les jeunes ne sont pas du tout contraint de modérer leur consommation et peuvent se comporter de n’importe qu’elle façon. Par exemple, ils peuvent jouer de la batterie, allumer des feux, uriner n’importe où, détruire le mobilier urbain.

Ces lieux sont choisis en raison de leur caractère central, de leur accessiblité par les transports en commun ( très pratique après une consommation d’alcool excessive au lieu de la voiture , et la présence de petits commerces vendant des boissons ).

La dégradation et cette occupation est donc un problème important, vu le nombre de personnes importantes qui sont présentes dans ces rassemblements. Il arrive très souvent que cela dégénère.La rue fait l’objet d’une occupation anarchique et insouciante. Les participant urinent dans la rue, et laissent leurs ordures : bouteilles vides, mégots, paquets de cigarettes, mouchoirs. Au lendemain de chaque botellón, les rues sont un véritable champs de bataille et des images identiques se reproduisent partout dans de nombreuses villes.

Le bruit est aussi un problème, ce qui conduit à des nuisances sonores. Les jeunes sont communicatifs et très bruyants, de plus il y a une présence de scooters et de voitures importantes. Malheureusement aucune législation existe pour cela. Malgré tout les autorités essayent de s’adapter et utilisent la législation sur le bruit pour combattre ce phénomène.

Les actes de vandalisme et de malveillances tel la destruction du mobilier, tags, détérioration des halls d’immeubles provoquent des vives tensions et une forte incompréhension entre les jeunes, les résidents et les pouvoirs publics. Le manque de sécurité est donc très important malgré la présence de la police et de véhicules effectuant des rondes. Il arrive très fréquemment que des jeunes se battent à cause de l’alcool.

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L’espace public est fortement dégradé, pollué après un botellón.

EFFETS SUR L’ECONOMIE.

4 février 2014

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Le botellón est parfaitement organisé à plusieurs échelons.

Tout d’abord, ce sont les grandes marques internationales et nationales de boissons alcoolisées qui par le biais d’un marketing agressif poussent à la consommation d’alcool des populations de plus en plus jeunes ( en créant des sodas au goût doux, peu alcoolisés ), et parviennent à contourner les interdictions en matière de publicité ( consommation de bière moins soumise aux contraintes).

Ensuite, les grandes surfaces, récoltent une part d’argent de la nuit au détriment des bars et autres locaux nocturnes. De plus, ils sont encore plus ravies, vu la loi concernant l’interdiction d’acheter de l’alcool pendant les horaires nocturnes. Les jeunes sont donc encouragés à aller acheter de l’alcool dans les grandes surfaces. Elles sont capables de proposer des promotions sur l’alcool vendu à des prix concurrentiels et sont moins regardantes sur l’âge des clients que les locaux nocturnes car eux, sont très surveillés.

Il y a également, les petits commerçants de quartier, qui sont généralement situés près des botellón.. Ils profitent donc du phénomène. Il peut s’agir aussi de petites boutiques consacrées uniquement à la vente d’alcool, qui sont ouvertes pendant les horaires nocturnes avec des prix très avantageux. Ce genre de commerces a une influence sur les botellónes. Ils ne respectent cependant, l’interdiction de vendre de l’alcool aux mineurs, ni des horaires.

Pour finir, il existe aussi les vendeurs à la sauvette qui accompagne le phénomène et en tire parti, au point qu’ils sont capables parfois de le créer eux mêmes.

Les botellónes sont tout de même sources de dépenses scandaleuses pour un grand nombre d’espagnols . Mais aussi, sources de bénéfices considérables. En 2011, 325 000 € au moins par semaine ont été recensés par l’ensemble de l’Estrémadure , dont la plus grande partie sont directement financées par les parents des jeunes et engrangés par les fabricants d’alcool.  A l’échelle d’un quartier ou d’une ville qui est important ,le coût du nettoyage s’ajoute au manque à gagner en termes de valeur foncière des logements situés dans la zone où ont lieu ces botellónes ; la valeur du mètre carré a parfois ainsi chuté au cours des cinq dernières années. Egalement, la présence d’une foule d’adolescents et d’étudiants à côté de commerces fait fuir les clients.

REVOLTE DES HABITANTS.

4 février 2014

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Ces caractéristiques ont un impact décisif sur la perception qu’en ont les différents acteurs sociaux ( autorités, associations de riverains ou parents, services consacrés à la protection de la jeunesse ). La mobilisation des riverains est importante . Des associations  luttent contre ce phénomène, et ce sont elles qui ont poussé les autorités à réagir. Il s’agit d’associations regroupant les habitants d’un quartier ( asociación de vecinos de la parte vieja de saint-sébastien..) ou d’une ville ( albacete contra el ruido ) .Elles sont très actives et multiplient les démarches ( création de sites internet, forums, tables rondes ). Elles sont parfois directement à l’origine des mesures prises par les municipalités .

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Certains espagnols luttent en créant des associations contre le botellón.

DEFINITION.

4 février 2014

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Botellón réalisé à Salamanque en décembre 2010

 

Le botellón est une coutume espagnole qui ne possède pas de véritable équivalent, qui est originaire de Catalogne. Elle existe depuis les années 1980, dès la fin du régime de Franco qui symbolise la libération des moeurs. C’était une dictature qui s’appuyait sur une idéologie conservatrice ce qui provoquait de la censure. Cela laissait donc très peu de liberté à la population espagnole.

‘Botellón’ (ou botellónes au pluriel) signifie au sens propre ‘grande bouteille’. Ces rassemblements doivent leurs noms au fait que les participants y apportent et consomment de grandes bouteilles d’alcool (d’environ un litre ou 1,5 litre). Les espagnols participant à ce phénomène sont appelés les botellóneros.

Les sociologues définissent ce phénomène culturel comme une réunion en masse de jeunes entre 13 et 24 ans pour consommer de grandes quantités de boissons alcoolisées qu’ils se sont procurés auparavant dans le commerce. Mais aussi ils écoutent de la musique et discutent avec de nouvelles connaissances.

Il y a une consommation d’alcool importante. Les boissons les plus consommées sont la bière mais il y a aussi des alcools plus forts tels que la sangria, la vodka, le whisky. Cependant les mélanges typiquement espagnols tel que le tinto de verano (vin rouge/soda) sont également fortement appréciés.

Les jeunes espagnols participent également aux botellónes pour consommer de la drogue, principalement le cannabis qui remplace d’autres drogues plus coûteuses. Ils la consomment tout d’abord car c’est une drogue bon marché mais surtout qu’il est simple de s’en procurer. Mais aussi c’est discret d’avoir un pied de cannabis chez soi selon Victor Dominguez (coordinateur des volontaires du programme de prévention ‘con sentido tu décides’).

 

LES CARACTERISTIQUES.

4 février 2014

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Les botellónes se déroulent chaque fin de semaine en particulier le jeudi, vendredi et samedi. Ils peuvent êtres organisés subitement en journée pour des occasions spéciales comme l’été ou la fin des examens.

Les botellóns regroupent aussi bien des groupes de garçons que des groupes de filles. Ils concernent également des lycéens.  La majorité des jeunes participants sont décrits comme de jeunes étudiants aux résultats acceptables qui ont de bonnes relations avec leurs parents et qui pratiquent une série de loisirs variés dont le botellón. Ils regroupent des jeunes appartenant à toutes catégories sociales.

Il s’agit d’un phénomène essentiellement urbain pendant la période scolaire et qui s’étend vers les villages, les zones rurales ainsi que les zones côtières durant les vacances scolaires.

Le lieu privilégié est une grande place, un parc ou un espace vert dans le centre d’une ville mais cela peut atteindre un quartier tout entier.

La consommation d’alcool des jeunes espagnols se fait pendant les botellónes qui se réalisent principalement durant la nuit. Celle-ci se réalise en groupe et dans les espaces publics. Leur but est de prendre d’importantes quantités d’alcool sur une courte durée. Elle est consommée en général dans de grands gobelets en plastique. Cette consommation se comptabilise avec le développement de leurs activités habituelles de leur âges ( étudier, travailler…).

Une enquête du GIESyT qui a été réalisé auprès des familles en Estrémadure révèle qu’au moins 1 jeune sur 2 (entre 16 et 24 ans) participent à un botellón au moins une fois par semaine.

La consommation d’alcool en grande quantité durant les week-ends est un comportement fréquent chez les adolescents.

LES RAISONS.

4 février 2014

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L’alcool est la principale ‘drogue’ consommée durant les botellónes.

L’alcool a un coût bien plus bas que dans les discothèques ou les bars, c’est environ deux fois moins chère de l’acheter dans les supermarchés.

Pour 75,2% des jeunes, ils se retrouvent pour le plaisir. 37,5%  des jeunes se réunissent pour faire des économies et pour 36,3% pour se retrouver avec des personnes ayant les mêmes affinités qu’eux. Ce sont les conclusions d’une étude menée par l’université de Valence sur 4083 jeunes qui avaient entre 16 et 24 ans.

Boire dans la rue a longtemps été permis, c’était donc un avantage pour faire des botellóns. 

LES EFFETS DE LA CRISE SUR LE BOTELLON.

4 février 2014

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L’Espagne compte 47 265 321 habitants. Depuis la crise de 2008, 6 200 000 espagnols sont au chômage ce qui représente 27,16% de la population. Mais ce sont principalement les jeunes qui sont concernés par celui-ci ; 57,6% sont sans emploi soit le double par rapport à la moyenne de l’Union Européenne. Durant les années 1990, le chômage avait déjà atteint un niveau similaire. La crise touche donc d’une façon dramatique la jeunesse espagnole.

Les jeunes espagnols sont classés en deux groupes :

-L’Espagne présente l’un des taux d’échec scolaire les plus élevés de l’Europe. Un jeune sur trois de 15 ans quitte le système scolaire sans diplôme. Ils font cela car durant les années où l’économie fonctionnait bien en Espagne, ces jeunes délaissaient leurs études pour travailler dans les secteurs de la construction par exemple car ils per9evaient des salaires très élevés. Mais actuellement, ils ne trouvent pas de travail à cause de la crise économique.

-Puis le second groupe est constitué de jeunes qui continuent leurs études et qui obtiennent un diplôme à l’université. Une fois leurs études terminées, soit ils ne trouvent pas de travail soit ils trouvent un emploi qui n’a souvent pas de relations avec leur diplômes et mal rémunéré. C’est la génération des ‘mileuristas’. Ils ont quand même espoir de progresser dans leur travail.

‘No hay oportunidades, no hay trabajo‘ : voilà ce qu’a dit un étudiant de Barcelone, Joan Creus dans une interview pour le magasine El Sol.

Ces deux groupes partagent la même situation qui est le chômage et la frustration.

Le gouvernement socialiste espagnol visiblement impuissant face à la crise économique, met en place depuis environ un an une politique de restrictions budgétaires notament en diminuant le nombre de fonctionnaires ainsi que leurs salaires. Il y a donc encore de moins en moins d’emplois. Contre cela, des manifestations ont étés organisées par des syndicats mais la mobilisation sociale n’a pas été à la hauteur de la précarité dans laquelle sont victimes de plus en plus d’espagnols.Cela montre que les jeunes ne croient pas en une meilleure situation économique c’est à dire à ce que le pays leur offre du travail à tous.

Les jeunes des années 1990 ont vécu une situation similaire mais ils ont pu compter sur le soutien de leurs familles qui à joué un rôle de ‘bouée de sauvetage’. Mais actuellement, ce rôle est assumé dans une moindre mesure ; la famille protège de moins en moins les jeunes des effets néfastes de la crise.

Cette crise économique a provoquée une augmentation de l’âge moyen des participants aux botellónes : il y a de plus en plus de trentenaires.

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